Cheick Modibo Diarra : La revanche n’aura peut-être pas lieu !

15 octobre 2014

le reporter
L’adage dit : «À quelque chose, malheur est bon». Si, dans l’absolu le coup d’Etat du Capitaine Sanogo, désormais «Général n’a servi à rien», ce fut une occasion ratée, d’une certaine façon, il a permis aux Maliens de découvrir la vraie nature de Cheick Modibo Diarra (CMD).

CMD a une très grande intelligence, car après le coup d’Etat de la bande à Sanogo, il fut projeté Premier ministre de pleins pouvoirs. Il aurait pu un jour devenir président de la République du Mali, mais hélas, la haine l’a aveuglé. CMD a raison peut-être, vu une haine certaine à Modibo Kéïta et à son régime (l’affaire de Sakoïba). Il a donc cru bon de se marier à une des filles de l’ancien dictateur Moussa Traoré, le tombeur de Modibo et de son régime. Une fois installé Premier ministre, sans s’en raciner dans le cœur des Maliens, il nomma Oumar Kanouté comme Directeur de cabinet avec rang de ministre, cet oncle de Moussa Traoré. Par la suite, il nomma des fils de Moussa comme Conseillers à la Primature. Mieux, toutes les occasions étaient bonnes pour faire voir à la télévision publique ce criminel non repenti, celui dont l’orgueil et la vanité n’ont jamais permis de demander pardon à la famille de Modibo Kéïta, Cabral, Hammadoun Thiocary, Ramatoulaye Dembélé… la liste est kilométrique. De sorte que tous ceux qui ont combattu ce «Général basins brodés», étaient devenus objectivement des ennemis de CMD. Et CMD était devenu tellement hautain qu’il disait que personne ne pouvait au Mali accepter sa démission. Le coup de grâce fut donné par son mentor Sanogo. Ce dernier tenait à des assises nationales qui le désigneraient président de la transition, en lieu et place de Dioncounda Traoré. Sanogo avait rendez-vous avec son destin. À la veille de ses assises qui n’auront jamais lieu, sans informer Sanogo son mentor, CMD voulait s’envoler pour Paris, sabotant ainsi les assises du siècle. De l’aéroport, CMD fut transporté à Kati manu militari. À 3 heures du matin, il fut obligé de se démettre dans un communiqué qu’il a lu à la télévision Ortm. En principe, ayant été Premier ministre, même en partie sous la transition, il ne pouvait être candidat à la présidentielle. Les juges constitutionnels ont compris que lui refuser de candidater, allait le permettre de crier partout qu’il était le meilleur (sage décision des juges). Il fut candidat et obtenu un score minable. Le mythe du grand navigateur interplanétaire largement exagéré s’est effondré. Il a depuis disparu. Au secours, où est mon gros BAMANAN ?

Par ton cousin et voisin PEULH, Boubacar Sékou SOW (boubacarsow@hotmail.fr)
mali