Le Président IBK aux députés RPM à propos des surfacturations et autres délits: «Je ne protégerai personne»

16 octobre 2014

22 septembre
A la demande du groupe parlementaire RPM, dirigé par l’Honorable Seydou Dembelé de Ségou, les 76 députés du parti du Tisserand ont été reçus, dans l’après-midi du samedi 11 octobre 2014, à Sébéninkoro, au domicile du chef de l’Etat. Objectif: échanger sur les grands dossiers de la nation, notamment les négociations d’Alger et l’acquisition de l’aéronef présidentiel et d’équipements et de matériels pour l’armée.

Au cours de cette rencontre, le maitre des lieux a réaffirmé son engagement pour un Mali un et indivisible. «Tant que je suis à ma place, je n’accepterai jamais la partition du pays. Je n’admettrai pas qu’un centimètre de notre pays nous échappe, de quelque manière que ce soit. En clair, il n’y aura aucune autonomie, aucun fédéralisme. Nous sommes prêts à accepter nos frères des mouvements armés, dans un Mali, encore une fois, un et indivisible».

Avant d’ajouter «nous vous demandons de soutenir toutes les initiatives allant dans le sens de la paix, de la cohésion nationale et de l’unité du pays. Nous vous demandons de prier, chaque fois que cela est possible, pour notre chère patrie. La situation n’est pas du tout facile, mais l’optimisme est permis, avec le soutien de nos partenaires tels la France, la MINUSMA, l’Algérie, la CEDEAO, l’Union Africaine, l’Union Européenne ».

Abordant la question de l’avion présidentiel et des équipements et matériels pour l’armée, IBK a été catégorique.«Nous attendons les rapports de la Cour Suprême et du Bureau du Vérificateur Général (NDLR: le premier est déjà disponible, le second est attendu pour ce week-end. Il serait en ce moment à l’imprimerie), pour engager les actions idoines. Ce qui est sûr, c’est que je ne protégerai personne. La justice malienne œuvrera en toute indépendance, sans aucune entrave de notre part. Que toute la vérité soit sue par notre peuple. Les mesures administratives préconisées seront mises en œuvre. Certaines le sont déjà été et se poursuivront».
guinee