Womey : Un bras de fer entre le ministre de la Justice et les défenseurs des droits de l’homme en perspective?

15 octobre 2014

le jour guinee
Le ministre de la Justice guinéen n’a pas apprécié l’attitude d’une mission des avocats sans frontières sur Womey où a eu lieu le massacre des commis de l’Etat, des religieux et des journalistes. Me Cheick Sakho l’a fait savoir à travers une déclaration lue lundi soir sur les ondes de la RTG.

Le patron des hommes en robe a interpellé le président du Barreau des avocats pour des « explications ». Car, il estime qu’à partir du moment où l’Etat a engagé une enquête contre les auteurs du massacre de Womey, il n’était pas nécessaire d’envoyer une mission sur le terrain sans l’avis du juge d’instruction avant la fin de l’enquête.

Réunis ce mardi en conférence de presse, des défenseurs des droits de l’homme ont rejeté l’idée de Me Sakho. « Nous considérons cette déclaration du ministre de la Justice comme une diversion. C’est une entrave à l’exercice de notre métier qui voudrait qu’on aille partout mener nos enquêtes ».

Ils précisent qu’aucune loi guinéenne n’interdit à une Ong de défense des droits de l’homme de mener ses activités en Guinée. Pour cela, ajoutent-ils, ils n’ont besoin de l’avis du ministre de l’administration du territoire encore moins de celui de la Justice. Avec ce nouveau de bras de fer en perspective, l\'épilogue du massacre de Womey est loin d\'être connu. mohamed sylla
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