Lycéennes enlevées par Boko Haram: Alicia Keys manifeste à New York

15 octobre 2014

guinee7
La chanteuse Alicia Keys, enceinte, sest jointe mardi à un petit groupe de manifestants devant le consulat du Nigeria à New York, pour dénoncer les six mois de la disparition de plus de 200 lycéennes enlevées par le groupe islamiste Boko Haram.

Ramenez nos filles, maintenant", scandaient les manifestants, entraînés par la chanteuse de 33 ans, en jeans et les cheveux recouverts dun foulard noir..

"Cest aujourdhui lanniversaire de mon fils et je suis là pour marquer ma solidarité avec les mères de Chibok", a-t-elle expliqué à lAFP, en référence à la localité du nord-est du Nigeria où les adolescentes ont été enlevées le 14 avril..

La chanteuse, auteur-compositeur et actrice new-yorkaise, qui a vendu plus de 30 millions de disques à travers le monde, brandissait comme la quarantaine dautres manifestants un panneau "#bring back our girls NOW"("ramenez nos filles, MAINTENANT")..

"Cest tellement affreux et horrible quelles aient disparu depuis six mois et quon ne les ait pas retrouvées. Il faut absolument maintenir la pression sur nos dirigeants pour quils sachent que cest une question importante pour nous et que nous nallons pas la laisser disparaître", a-t-elle ajouté..

"Cest plus important que jamais, avec cette échéance des six mois", a-t-elle insisté. "Cest trop long". "Le Nigeria doit trouver ces filles, et nous, en tant que communauté internationale, nous devons le soutenir pour quil trouve ces filles". "Nous ne pouvons pas oublier. Cest très important de montrer sa solidarité", a insisté Alicia Keys, qui a créé récemment le mouvement "We Are Here" ("Nous sommes là") pour une plus grande justice sociale. "Ces filles représentent tellement de choses. Elles représentent les filles privées déducation, les filles traitées comme une propriété, les filles qui sont violées et doivent vivre dans la violence comme arme de guerre", a ajouté la chanteuse, très visiblement enceinte, et qui a confirmé à lAFP quelle attendait son deuxième enfant pour décembre. Parmi les manifestantes, Eva, qui refuse de donner son nom, était venue pendant sa pause déjeuner. "Je navais pas réalisé que cela faisait déjà six mois. Cest incroyable", dit-elle. "On peut trouver des terroristes mais pas ces 200 adolescentes?", a-t-elle dénoncé.
nigeria